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La légèreté d'être.


Plus l'on accorde d'importance au contenu informationnel des pensées, c'est à dire nos identifications, nos croyances, tout ce que nous nous racontons sur nous-mêmes et sur le monde, plus nous alimentons le mental en énergie.


Combien de nos "problèmes", de nos souffrances, ne le sont que parce que nous leurs donnons de l'importance, parce que nous leurs donnons l'énergie de notre attention?


Plus ce contenu aura d'importance pour nous, plus il sera chargé émotionnellement. L'émotion, est de l'énergie en mouvement, qui vient ensuite produire plus de pensées, qui elles-mêmes produisent des émotions, etc. Ce flot s'auto-alimente, tant que l'attention est maintenue sur le contenu informationnel de ces pensées/émotions.


En récupérant le pouvoir de notre attention, on peut décider de ce qui a de l'importance pour nous, ou pas.


Sur le secret d'une vie heureuse et satisfaite, Jiddu Krishnamurti aurait dit "Tu veux savoir quel est mon secret ? Je me fiche de ce qui se passe."


Cela ne veut pas dire que l'on se soustrait de la vie, et qu'on est froid comme une pierre...au contraire! C'est juste qu'il y a une confiance dans la vie, dans le présent qui permet d'aborder les expériences même les plus difficiles avec moins de sérieux, et avec plus de légèreté.


A la racine de la souffrance il y a l'attachement au contenu des pensées, aux croyances.

Nous vivons nos vie commes si chaque pensée qui nous traversait était une vérité absolue à défendre.

Pourtant chaque pensée est vide de vérité. Elles passent, se transforment. Les croyances changent avec le temps, tout comme les désirs, et les rêves.


Qu'est-ce qui ne change pas? Si vous avez répondu à cette question vous êtes un bouddha qui rit! Ce qui ne change pas est notre nature profonde, la Source, la conscience. C'est en elle que se déroule la tristesse, ou la colère, tout comme l'amour et la joie.


Lorsque nous avons reconnu notre nature profonde, nous continuons à faire l'expérience de la tristesse, de la colère ou d'autres expériences, qu'elles soient désagréables ou agréables. Mais il n'y a pas d'attachement à ces émotions. Elles sont vécues, et elles passent. Elles ne changent pas ce que nous sommes. Tout semble changer tout le temps à sa surface, mais ce que nous sommes vraiment, ne change pas.