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Du relatif à l'absolu: Le chemin direct

Le chemin le plus direct vers la Source? Prendre conscience de ce qui est lorsque nous ne pensons pas. La pensée n’est bien sûre pas l’ennemi, mais si vous avez cet appel vers un absolu, la voie directe sera celle qui fait passer notre perception du relatif, maintenu par la pensée, l’imaginaire, le verbe, à un absolu, qui est pure contemplation, perception directe de ce qui est, ou le temps a disparu, où nous sommes un avec tout ce qui est.


En fait, ne pas penser, fait déjà partie du quotidien, il n’y a rien d’exceptionnel, ce n’est pas une technique de plus, ce n'est pas un faire. Nous faisons cela déjà toute la journée, sans même le réaliser.


Lorsque l’on déplace notre attention de la pensée vers les ressentis, les sens, l'esprit est silencieux.
Cela aide de ne plus croire aux pensées, de ne plus leur attacher autant d'importance. Mais ceci est un non faire, un non effort.

On fait cela constamment. Mais on ne prend pas conscience alors que l’on ne pense pas. Lorsque notre esprit est silencieux, il y a une absence momentanée de pensée qui passe inaperçue, justement, parce qu’on y pense pas.


Il suffit donc simplement de prendre conscience du silence de notre esprit, lorsque nous ressentons, pour réaliser cet absolu.

Que vous pensiez ou non, le silence est toujours là, c'est la base de l'être, s'apercevoir qu'il est là est la réalisation. Il plus ou moins au premier plan c'est tout. Les pensées, ne sont pas un problème, elles le sont encore moins lorsque l'on a réalisé ce silence, qui est toujours là, qui est inséparable de l'intemporelle, de l'éternel présent, et inséparable du Soi.


On peut être présent aux pensées, aux émotions, aux sensations, à l'énergie. La conscience est toujours consciente de quelque chose au présent. Mais ce qui révèle la conscience, cela même qui est présent, est l'absence de pensées, c'est pour cela que les sens sont un portail. Dans ce silence entre les pensées, on est, c'est à dire, que qui je suis, où je suis et quand je suis sont UN dans l'expérience intime, il n'y a plus de séparation d'une identité ou égo avec le vécu.


L'écoute directe du silence est un portail très simple, on remarque absence de bruit dans une pièce, sous l'eau, dans la nature, dans un paysage enneigé etc. La sensation par le touché, la vision pure, sentir la présence de votre corps, votre respiration, l’ouïe, le goût, l’énergie.etc, tant qu'il n'y a pas d'histoire qui se raconte, on est.


Restez le plus longtemps dans cette écoute, ou dans les autres sens, sans repartir dans la cogitation, ce qui aide est d'y mettre l'énergie des émotions, c'est à dire d'apprécier ce moment, de le sentir pleinement. Et si vous retourner alors l'attention vers ce qui est conscient de ce moment... :)


Remarquez votre esprit silencieux.


Le passé et le futur ont disparu. Nous sommes dans un instant éternel sans histoire. Un espace sans paroles, on est innocent comme un petit enfant qui ressent un monde indifférencié de lui-même.


La personne, séparée du reste du monde, n’est qu’une vue de l’esprit, elle est imaginaire, elle est pensée. Dans cet absolu de perception, il n’y a plus personne, il y a le perçu, ce qui est, le ressentis. C’est la source de notre joie innée, de notre force de vie, c’est la que l’on trouve ce qui satisfait vraiment notre coeur, dans cette unité, cette indivision, cette intimité avec toutes choses.


Ce que l’on aime dans les ressentis, sans même s'en apercevoir, c’est qu’on est libéré momentanément de cette voix dans notre tête. L'art et la beauté nous y amène, la nature, la musique, le sport, le yoga, la dégustation d'aliments, le plaisir, la sexualité. En fait, il s'invite partout, tout le temps. La vie devient une méditation constante, dans l'activité, les conversations, comme sur un coussin de méditation, au calme. Le silence est juste plus ou moins au premier plan, mais il est toujours là, et a toujours était là, c'est juste qu'on ne l'avait pas réalisé. Cette réalisation pourtant change notre perception du monde complétement.