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L'art de se foutre la paix

Comment lâcher-prise et retrouver la paix ?


Dans les situations difficiles de la vie, quand ça dit NON à ce qui est, que ça résiste au changement, ou quand on veut quelque chose que l'on croit manquer, ce n'est pas le mental qui va nous aider, en fait, c'est l'histoire, la voix dans notre tête qui dit "il me manque cela", ou bien, qui juge, qui dit NON, qui résiste au changement.


Le mental juge, corrige, compare, cherche du sens à des évènements, tourne en boucle sur lui-même pour refaire le monde, à partir d'un imaginaire basé sur une histoire subjective, une interprétation, un point de vue en somme, qu'il érige en vérité. Il passe son temps à interpréter, à chercher, à maitriser tous les paramètres pour éviter le pire. C'est un grand paranoïaque pour beaucoup d'entre nous. La vie se passerait bien mieux sans interprétation, sans vouloir, sans attentes.

Sans ces idées et ces projections mentales qui causent de la dépendance à des objets ou des personnes, sans ce critique intérieur qui n'est jamais satisfait du comportement d'autrui, et se victimise bien souvent.


C'est essentiellement quand il fatigue, que ce qui est appelé le lâcher-prise, arrive.



Quand le mentale se fatigue c'est qu'il n'a pu trouver de solutions ni de sens aux situations qui lui déplaisent, alors la volonté personnelle s'effondre, il cesse de vouloir la vie à sa façon. Et la paix se trouve.


Le manque disparaît dès lors que l'on cesse de vouloir...Simple non ?


Mais comment lâcher ce vouloir ?


Ce que l'on croit manquer, c'est l'idée de quelque chose, en encore la sensation de quelque chose.


Regarde ce qu'il se passe dans une situation de manque, ou encore sens, le mouvement de ton esprit et de ton corps.


Que se passe-t-il ? On imagine une chose qui n'est pas là, comme un film projeté sur un écran, l'attention est capturée par l'objet de notre désir et de notre manque. L'œil intérieur regarde un scénario.


Je n'ai pas trouvé meilleure thérapie que revenir au Soi, par l'arrêt pur et simple des projections mentales.


Et pourtant j'en ai essayé des thérapies, même suivit des formations pour comprendre pourquoi mon corps continuait de générer des états d'anxiété sociale, pourquoi il y avait encore des réactivités. J'ai essayé des thérapies de reprogrammation psycho-corporelle, comme l'EFT, ou encore la kinésiologie, ou encore les constellations familiales, toutes ces thérapies font appel à l'histoire, et au mental. A la sortie d'une séance, on revient bien ici et maintenant, là où tout va bien, mais ce n'est pas la fin pour autant, il y aura d'autres échos de traumas, d'autres choses à guérir, cela n'a pas de fin.


La guérison, j'ai commencé à la trouver, lorsque j'ai arrêté de la chercher par le mental, par l'histoire. Il n'a pas suffit d'accepter l'histoire pour guérir. Il a fallu rééduquer le mécanisme même de l'attention. Rééduquer l'attention pour revenir au Soi.

Par habitude, l'attention repars dans des projections mentales. Dans le cas de l'anxiété sociale, une micro pensée arrive, et une situation qui n'est pas là, de stress, est imaginée. Une image mentale de cette situation apparaît. Cela génère une réactivité, une peur, de la honte, du stress.


Rééduquer l'attention consiste à ne pas projeter une situation qui n'est pas là, au présent.


Quand on sent l'anxiété arriver, que l'attention tente de repartir dans un sillon connu de projection mentale, on stop, on revient au corps.

On stop toute imagerie mentale de quelque chose qui n'existe pas, on revient au vide, on coupe avec l'extérieur, ce qui veut dire parfois, fermer les yeux, faire une pause dans une conversation, et peu importe ce que les gens en penseront, coupez.

Osez couper, offrez vous ce cadeau de revenir à vous même, plutôt que de jouer un rôle. Revenez là où vous n'attendez rien, ne voulez rien.


On revient à l'absence de pensées, là où ça ne bouge pas.


Ce n'est pas instantané, car dans le cas des peurs, des traumas, l'attention repars dans des sillons neuronaux habituels de fonctionnement, dans des projections, des recherches de solutions par le mental, encore et encore.


Dans le retour direct au Soi, on ignore le mental, on ignore la recherche de solution, on STOP le temps, l'histoire, la voix dans la tête. C'est une rééducation car on réécrit un comportement habituel.


Revenir au présent, c'est lâcher un comportement souvent paranoïaque, ou de dépendance, c'est revenir à notre liberté, à notre joie, qui transcende toute condition, et qui libère par là-même l'objet du désir.


Stopper la projection du film, est un acte de foi, la foi dans le seul espace possible, qui est maintenant, dans un non vouloir d'une autre maintenant qui n'existe, et dans la non attente d'un autre état qui n'existe pas non plus.

Ce que nous cherchons, la paix, l'amour la joie inconditionnel, ne se trouvent que maintenant.


Lorsque nous abandonnons tout mouvement vers un "extérieur" un monde, que ce soit notre attachement à des besoins, des croyances, des manques, des identifications diverses, ou encore des sensations, on les abandonne comme si on n'en avait plus rien à faire.


Ne demandez plus rien. Ne vous demandez plus rien. Ne voulez plus rien.


Alors la paix est ce qui reste, elle arrive sans effort, la paix est un non-vouloir. La liberté est ce qui reste lorsque l'on ne se croit plus dépendance d'une chose, d'un état, ou d'une personne. La paix est ce qui reste lorsque l'on a déposé la croyance que "j'ai quelque chose qui va pas", l'intégrité de l'être, la santé mentale est ce qui reste lorsque vous revenez à maintenant et que vous lâchez l'histoire que vous vous racontez sur vous ou sur les autres, vous êtes complet, il ne manque rien. Lorsque vous ne voulez plus rien changer de vous même, votre système nerveux se détend. Lorsque vous ne voulez plus rien changer d'une situation, vous retrouvez la paix. Désengagez vous de la croyance que vous avez un problème, et voyez ce que ça fait.


  • Lorsque qu'un abandon de la volonté personnelle se fait, lorsque l'on "remet les clés à" ie. Dieu, la vie, l'univers, c'est ça le lâcher prise, et c'est ça la foi, quand on n'attend plus rien. Alors ça peut s'ouvrir à nouveau, le coeur peut ressentir alors de la détente, et même de l'amour, et même de la joie, joie sans raison, ou la joie peut-être de vous retrouver.

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