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Ondes cérébrales et spiritualité: L'onde Epsilon, le rien, avant le tout.


J'avais envie de vous parler d'une onde cérébrale très particulière, l'onde Epsilon.

Il existe peu d’écrits et il m'aurait été utile de trouver ce type d'informations à l'époque où je faisais pour la première fois des expériences de méditations dans les "extrêmes" du spectre des ondes cérébrales.


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Je mets à votre disposition cet article très intéressant sur le sujet des ondes cérébrales extrêmes, qui sont associées à la spiritualité.


Pour moi, la différence qui existe entre l'onde Delta et Epsilon, est l'abandon de tout référencement à soi-même. Tant qu'il y a information, il y a onde, mouvement. Dés qu'il n'y plus d'information, nous sommes à 0hz.


Autour de cette fréquence, ou plutôt, absence de fréquence, nous sommes dans la non forme, le vide absolu, où le temps n'existe plus, où la conscience n'est plus identifiée a rien.


Si beaucoup de méditations nous invitent à nous concentrer sur quelque chose en particulier, cette méditation est une défocalisation de tout objet d'attention.

Elle permet d'arriver à un état de conscience d’une immobilité absolue. Aucune pensée, aucune sensation, perception.


On peut aussi dire qu'il n'y a plus personne pour faire l’expérience de quoi que ce soit. Il n'y a plus de 'moi', nous ne sommes plus.

Notre respiration a presque ou totalement cessée, de même que notre pouls.

Nous arrivons à un état qui semble être proche de la mort cérébrale, mais il n'en est rien. Les ondes émises par le cerveau sont tellement faibles qu'elles sont à peine captées par les électroencéphalogrammes. Et pourtant, nous sommes entrés dans cette dimension de nous-mêmes, par nous-mêmes, dans cette existence hors du temps, de l'espace, et de la vie manifestée, dans ce qu'elle a d'ondulatoire, de vibratoire.


Tout mouvement en nous a cessé.


En pratique.


L'attitude générale, est le repos complet, on lâche tout ce que l'on connaît, on délaisse toute activité mentale, toute préoccupation. Comme pour entrer dans le sommeil.


Quand nous entrons dans le sommeil, nous abandonnons tout ce que nous connaissons, du monde et de nous-mêmes, nous lâchons prise sans aucune peur de disparaître.


Nous faisons cela naturellement, sans anticipation de résultat, sans effort. Nous nous détendons dans notre propre disparition, nous plongeons avec joie dans le non-être toute les nuits, et nous nous réveillons le matin, de retour de notre voyage à la source de nous-mêmes, rechargés en énergie vitale!


Le processus qui se déroule au cours de cette méditation n'est pas vraiment différent, seulement ici nous le faisons en conscience.

Nous allons à la source de nous-mêmes consciemment.


Tout comme le fait de cesser de respirer, enregistrer 0Hz sur un EGG n'est pas quelque chose que la science comprend complètement, mais qui est pourtant possible, donc ne craignez rien lorsque vous remarquerez en vous des changements physiologiques. Comme l'absence de respiration.


Ne cherchez surtout pas à ralentir votre respiration, ou à réduire les battements de votre cœur, cela se fait tout seul, ce ne sont que « les effets secondaires » de cette plongée en profondeur.


Les objets dont nous nous défaisons sont tous les phénomènes qui occupent notre attention.

Nous retirons notre attention des sensations du corps, de ce que nous percevons, ressentons, pensons, imaginons, jusqu'à qu'il ne reste plus rien que l’immobilité et le vide. La conscience est alors, « nue ».


Observez l'objet qui occupe votre attention et lâcher le. Ce sont des phénomènes, des objets dont l'attention doit se défaire pour plonger plus en profondeur, et arriver au vide complet, à la conscience sans objet. Alors on se défait de ces objets un par un, pour ne regarder que le vide, le noir, le rien du non-être.

Le vide, c'est la pure conscience, à laquelle nous avons soustrait tout objet d'attention.

Pour continuer plus profondément, nous devons observer ce qu'il reste comme information en nous.

Ce qui reste à ce stade, c'est l'observateur lui-même. Celui qui conduit la méditation, celui qui apprend, celui qui commente, qui décide d’où aller et comment, celui qui dit JE et qui enregistre dans la mémoire le contenu de l’expérience. La conscience de soi.

L'auto-référence à soi. Cette fonction en nous qui permet l'auto-observation et le maintien d'un 'objectif' dans cette plongée dans le vide.


Elle est lâchée à son tour. On oubli alors pourquoi on est là, et ce qu'on est en train de faire. Il n'y a plus d'auto-observation, nous avons oublié jusqu'à notre existence.


L’énergie de notre attention, est alors libérée de toute forme, elle est à nouveau pure potentiel, non manifestée. Nous avons perdu conscience de nous-mêmes, nous sommes le vide. La non forme.


A partir de là, il n'y a plus de "Je" aux commandes, et ce qu'il se passe ensuite, arrive 'tout seul'. En allant plus loin, Il est possible de faire l'expérience d'une lumière blanche, pure, fulgurante, qu'il serait difficile de décrire plus, si ce n'est que pour moi, c'est le moment ou nous passons du rien au tout, le rien et le tout étant les deux faces d'une même pièce.


Arriver à cette lumière n'est absolument pas un but en soi, cela ne pourrait être, car il n'y a plus volonté personnelle à ce stade, et anticiper seulement cette possibilité nous empêcherait d'y accéder, en créant de l'information en nous.