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Ondes cérébrales et spiritualité: L'onde Epsilon, le rien, avant le tout.


J'avais envie de vous parler d'une onde cérébrale très particulière, l'onde Epsilon.

Il existe peu d’écrits et il m'aurait été utile de trouver ce type d'informations à l'époque où je faisais pour la première fois des expériences de méditations dans les "extrêmes" du spectre des ondes cérébrales.


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Je mets à votre disposition cet article très intéressant sur le sujet des ondes cérébrales extrêmes, qui sont associées à la spiritualité.


Pour moi, la différence qui existe entre l'onde Delta et Epsilon, est l'abandon de tout référencement à soi-même. Tant qu'il y a information, il y a onde, mouvement. Dés qu'il n'y plus d'information, nous sommes à 0hz.


Autour de cette fréquence, ou plutôt, absence de fréquence, nous sommes dans la non forme, le vide absolu, où le temps n'existe plus, où la conscience n'est plus consciente de rien, car il n'y a plus d'objets dont on peut être conscient, plus d'images mentales, de pensées, ni de sensations.


Si beaucoup de méditations nous invitent à nous concentrer sur quelque chose en particulier, cette méditation est une défocalisation de tout objet d'attention.

Elle permet d'arriver à un état de conscience d’une immobilité absolue. Aucune pensée, aucune sensation, perception.


On peut aussi dire qu'il n'y a plus personne pour faire l’expérience de quoi que ce soit. Il n'y a plus de 'moi', "Je" n'est plus.

Notre respiration a presque ou totalement cessée, de même que notre pouls.

Nous arrivons à un état qui semble être proche de la mort cérébrale, mais il n'en est rien. Les ondes émises par le cerveau sont tellement faibles qu'elles sont à peine captées par les électroencéphalogrammes. Et pourtant, nous sommes entrés dans cette dimension de nous-mêmes, par nous-mêmes, dans cette existence hors du temps, de l'espace, et de la vie manifestée, dans ce qu'elle a d'ondulatoire, de vibratoire. Tout mouvement en nous a cessé.


"A quoi bon ?"

Si vous vous posez cette question, ou encore si cela vous fait peur, ne chercher pas à atteindre ces états. Cela n'a aucun sens pour le mental qui essait d'en trouver, il veut savoir, en d'autre terme, si ça vaut le coup de lâcher prise à ce point là, qu'est-ce que j'ai à y gagner ?


Si le vide vous appel, par contre, alors, il suffit de vous y laisser couler, et ce ne sera pas une pratique, mais une chose naturelle, qui vous fait du bien, vous ne faîte que répondre à un besoin profond, de plonger, de fondre dans le rien.


Si le vide vous appelle, cela n'est ni bien ni mal. Le vide est un des état possibles de la conscience.


C'est la vacuité des bouddhistes. Vous ne faite qu'être ce que vous êtes (la conscience) dans son état de vacuité. Alors à quoi bon ? C'est une drôle de question hein.



En pratique.


L'attitude générale, est le repos complet, on lâche tout ce que l'on connaît, on délaisse toutes activités mentales, toutes préoccupations. Comme pour entrer dans le sommeil.


Quand nous entrons dans le sommeil, nous abandonnons tout ce que nous connaissons, du monde et de nous-mêmes, nous lâchons prise sans aucune peur de disparaître.


Nous faisons cela naturellement, sans anticipation de résultat, sans efforts. Nous nous détendons dans notre propre disparition, nous plongeons avec joie dans le non-être toute les nuits, et nous nous réveillons le matin, de retour de notre voyage à la source de nous-mêmes, rechargés en énergie vitale!


Le processus qui se déroule au cours de cette méditation n'est pas vraiment différent, seulement ici nous le faisons en conscience.

Nous allons à la source de nous-mêmes consciemment, mais c'est toujours un lâcher-prise, un non vouloir, un non faire.


Tout comme le fait de cesser de respirer, enregistrer 0Hz sur un EGG n'est pas quelque chose que la science comprend complètement, mais qui est pourtant possible, donc ne craignez rien lorsque vous remarquerez en vous des changements physiologiques. Comme la diminution voir l'absence de respiration. Tout ceci se fait progressivement, on se relaxe, le moi fond.


Ne cherchez surtout pas à ralentir votre respiration, ou à réduire les battements de votre cœur, cela se fait tout seul, ce ne sont que « les effets secondaires » de cette plongée en profondeur.


Les objets dont nous nous défaisons sont tous les phénomènes qui occupent notre attention. C'est une défocalisation des phénomènes dont on peut être conscient.

Nous retirons notre attention des sensations du corps, de ce que nous percevons, ressentons, pensons, imaginons, jusqu'à qu'il ne reste plus rien que l’immobilité et le vide. La conscience est alors « nue ».


Observez l'objet qui occupe votre attention et lâcher le.

Une pensée ? Défocalisez.

Une sensation ? Défocalisez, retournez au noir complet, sans images.

Ce noir est facile à trouver au bout de chaque expire. Lorsque les poumons sont complètement vides, on les maintien vides quelques secondes de plus, dans le noir visuel complet, dans le non faire, la relaxation la plus complète.


Les phénomènes du monde manifestés, sont des objets dont l'attention doit se défaire pour plonger plus en profondeur, et arriver au vide complet, à la conscience sans objet.

Le vide, c'est la pure conscience, à laquelle nous avons soustrait tout objet d'attention.

Pour continuer plus profondément, nous devons observer ce qu'il reste comme informations en nous.

Ce qui reste à ce stade, c'est l'observateur lui-même. Celui qui a conduit la méditation, celui qui apprend, celui qui commente, qui décide d’où aller et comment, celui qui dit JE et qui enregistre dans la mémoire le contenu de l’expérience. La conscience de soi.

L'auto-référence à soi. Cette fonction en nous qui permet l'auto-observation et le maintien d'un 'objectif' dans cette plongée dans le vide.


Cet observateur défocalise alors de lui-même. On oubli alors pourquoi on est là, et ce qu'on est en train de faire. Il n'y a plus d'auto-observation, nous avons oublié jusqu'à notre existence.


L’énergie de notre attention, est alors libérée de toute forme, elle est à nouveau pure potentiel, non manifestée. Nous avons perdu conscience de nous-mêmes, nous sommes le vide. La non forme, la vacuité.


A partir de là, il n'y a plus de "Je" aux commandes, et ce qu'il se passe ensuite, arrive 'tout seul'. En allant plus loin, Il est possible de faire l'expérience d'une lumière blanche, pure, fulgurante, énergie du pure potentiel, le plus brillant des soleils, la source, qu'il serait difficile de décrire, si ce n'est que pour moi, c'est le moment ou nous passons du rien au tout, le rien et le tout étant les deux faces d'une même pièce.


Pour information, et pour conclure, arriver à cette lumière n'est absolument pas un but en soi, cela ne pourrait l'être, car il n'y a plus volonté personnelle à ce stade, et anticiper seulement la possibilité d'arriver à cette pure lumière nous empêcherait d'y accéder, en créant de l'information en nous, alors que le chemin qui y amène est le dépouillement, la défocalisation de toute information.





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